Kronik anti-islamist (I): Asnulfu n lḥiǧab (FR)

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Chroniques anti-islamistes (I)

L’effroyable imposture du hijab

L’explosion des tenues orientales en terre occidentale berbère est l’un des phénomènes les plus remarqué des dernières années. Les accoutrements féminins dits « islamiques » pullulent. Pourquoi un tel engouement mortifère, et que faire contre ? Eléments de réponse.

Hassan Al Banna aurait déclaré: « le voile marquera nos femmes comme le fer marque nos vaches ». Très fine comparaison du pape de l’islam politique, comme toujours.

Il n’en demeure pas moins que sa métaphore ne pêche point: le voile islamique est une tenue qui ne manque pas d’attirer l’œil du profane. Son développement extraordinaire depuis 50 ans a finit par en faire un élément visuel incontournable de toute terre peuplée majoritairement de mahométans, de Jakarta à Marrakech.

Il convient d’insister sur l’aspect parfaitement moderne du voile dit « hijab »; ce dernier ne doit en aucun cas être confondu avec le foulard traditionnel qu’arborent fidèlement nos vieilles grand-mères.

Dans ses variantes diverses, on retrouve le foulard indifféremment en Grèce, en Sicile, ou enocre en Bretagne. Couvre-chef paysan par excellence, son port indique, de l’Iran à l’Argentine, des villages berbères aux vallées balkaniques, la rudesse de la vie active sous un soleil de plomb. Est-il vraiment utile de préciser que cet accessoire traditionnel, tombé largement en désuétude sous les coups de l’urbanisation et de la modernisation, ne possédait aucun aspect religieux ou spirituel ? On le retrouve (ou pas) de manière coutumière, chez des catholiques, des orthodoxes, ou des musulmans.

Insistons sur la différence radicale de symbolique avec le foulard dit « islamique ». Ce dernier est l’anti-tradition par excellence: vêtement contemporain, conçu de manière réfléchie, sa valeur fut dès l’origine idéologique.

Si il est admis qu’il exista par le passé, en divers lieux du monde musulman, des traditions de voilement féminins très hétéroclites et disparates, ces dernières ont un aspect culturel évident, ne fusse que par leur caractère antérieur à l’islam.

Le voile ne fut jamais une règle unanime dans le monde musulman: ainsi les femmes de Djedda, à moins de 90 km de la Mecque, ne portaient aucun voile au début du 20e siècle.

La grande victoire des islamistes n’est pas tant la prolifération du hijab (encore que cette dernière soit considérable !), mais bien d’avoir réussi à associer de manière décisive hijab et religion musulmane.

Cette association, largement rejetée par les non-islamistes il y a encore 2 décennies, semble aujourd’hui admise par tous. Y compris les non-musulmans, ce qui n’est pas sans poser une série de problèmes sociétaux aux nations d’Europe continentale, ou le respect de la liberté « religieuse » figure au rang de valeur cardinale.

Une critique du hijab s’apparente donc désormais à une critique de la religion musulmane. A partir de la, tout musulman croyant est amené tôt ou tard à adhérer à la pratique du voilement.

Rappelons donc une donnée fondamentale: le voile n’est pas un principe islamique ! Aucune mention de la technique du hijab n’existe dans le Saint Coran. Ce dernier se contente d’inviter les femmes musulmanes à se couvrir la poitrine, ainsi qu’à se vêtir avec « pudeur ».

Il semble difficile de conclure sur la base de telles prescriptions, à un vêtement couvrant l’ensemble du corps à l’exception des mains, pieds et visage, comme il en est question dans la doctrine Frères-musulmans (le salafisme élargissant même la « pudeur » au masque de Zorro). De même qu’il semble difficile de percevoir la notion de « pudeur » chez certaines femmes voilées, dont les tenues, « sexy » selon le vocable contemporain, laissent pour le moins à désirer en terme de renoncement aux plaisir sensoriels.

Non, le hijab n’est pas un principe islamique, pas plus n’est-il un outil de pudeur. Sa symbolique est bien celle d’une réification de la femme: l’objet du voilement est de soustraire la beauté féminine du regard libidineux des hommes. A la femme-objet scie l’homme-animal. Nous voila proposée une belle perception de l’humanité.

Mais pourquoi donc un si fort acharnement des fanatiques autour de ce morceau de tissu ? Sans doute car il représente au mieux leurs projet d’islamisation de la modernité (à défaut de modernisation de l’islam). Ainsi les femmes arabes, traditionnellement recluses dans leurs demeures familiales, accèdent-elles massivement à un espace public traditionnellement réservé aux hommes, sous peine néanmoins de se soumettre à un code vestimentaire rappelant leur infériorité.

La polémique récente sur les tenues de plage « islamiques », dites « burkini », rappellent à nouveau cette antienne: la pratique de la baignade de plage ou de piscine est un comportement culturel apparu dans la civilisation occidentale vers la fin du XIXe siècle, et qui n’a rien de vital. Toute personne peut bien évidemment s’en passer pour raison religieuse ou toute autre. En revanche, les personnes désirant s’y adonner, sont tenues d’en respecter les codes culturels. Ne pas le faire, c’est apparaitre aux yeux de la civilisation initiatrice de ce loisir comme une personne culturellement diminuée, ce que les antiques nommaient un « barbare ».

Sans doute la perception qu’on du avoir de très nombreux spectateurs à la vue des membres de la sélection féminine égyptienne de Beach Volley, aux derniers jeux olympiques de Rio de Janeiro (qui se présentèrent en hijab et combinaison longue). Telle est la différence entre les jeux olympiques modernes et antiques; ces derniers étaient interdits aux barbares.

Face à cet état des faits aussi bien local que mondial, que faire ? Il n’existe pas une multitude de solutions: nous devons nous opposer fermement, et ce au nom de notre civilisation berbère, qui ignore la spiritualité-spectacle, au voilement de nos femmes. Car si la non-islamité du hijab peut (et doit) être l’argument central de son rejet dans les pays européens, il est inadéquat dans un pays comme la Kabylie, ou les musulmans représentent une part importante de la population: cela déplacerait le débat vers une sphère religieuse, ce qui serait déjà une victoire pour l’islamisme, car validant implicitement le principe théocratique. Coupons l’herbe sous le pied de l’islam politique en posant comme principe de départ qu’il n’y a pas de place pour le projet civilisationnel Frères-musulmans en terre kabyle. Le hijab et sa symbolique ne font partie ni de notre patrimoine vestimentaire, ni de notre idéologie ethno-nationale, ni des paysages humains de notre terre. Il convient qu’il en reste ainsi.

Il n’empêche. L’immense succès du voilement à travers les populations musulmanes du monde, symbole de la victoire idéologique du camp islamiste, doit nous mener à questionner notre stratégie dans la bataille des idées contemporaines, sans doute l’une des plus décisives de notre histoire millénaire.

Γilas Rabia

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